La prévention collective est certainement le moyen d’action le plus confortable pour l’homme et en particulier le malade.

Une organisation du travail adaptée permet de réduire voire de supprimer le danger et l’exposition. Par exemple, il est conseillé d’éviter de séjourner dans une atmosphère empoussiérée alors que l’activité professionnelle ne l’exige pas ou plus. La prévention collective s’appuie également sur la mise en place de moyens techniques : conception des bâtiments, choix des outils de travail les moins nocifs possibles, installation de système de ventilation et d’extraction, etc. La mise en place d’un vestiaire pour se changer avant de rentrer chez soi, ou encore l'automatisation des tâches peut satisfaire à cette prévention L'installation d’une salle de traite à distance de l’affouragement peut constituer une mesure d’éviction relative.

QUELQUES EXEMPLES DE MESURES DE PRÉVENTION DANS DIFFÉRENTS MÉTIERS D'ÉLEVAGE

  • Prévention en élevage bovin lait traditionnel (hivernage à l’étable) : Les tâches les plus à risque sont la distribution du fourrage, la préparation des aliments et le paillage. En milieu de production laitière, il a été démontré que la modernisation des exploitations agricoles (séchage artificiel en grange des fourrages, utilisation des systèmes de ventilation des granges et des étables) s'accompagnait d'une réduction de l'aérocontamination en microorganismes de l'ambiance de travail, d'une diminution des symptômes respiratoires et protégeait à long terme de l'altération des paramètres fonctionnels respiratoires. Rentrer la paille ou le foin le plus sec possible ; éviter de couper au ras du sol en cas de présence de campagnols ; stocker le fourrage en vrac plutôt qu’en balle ; ne pas distribuer les bottesde mauvaises qualité ou alors en début d’hiver, sont autant de mesures permettant de limiter la prolifération des microorganismes et donc de diminuer l’aérocontamination.
  • Prévention en élevage porcin : Les tâches de tri et de sevrage des porcelets sont les tâches qui provoquent le plus de symptômes. Afin de diminuer les risques liés aux poussières organiques et aux gaz, il apparait nécessaire d’assurer un niveau de ventilation élevé de l’atelier, une température faible et un taux d’humidité élevé, un sol sur caillebotis plutôt que la litière, une évacuation fréquente des déjections, et la pulvérisation d’eau et d’huile dans la salle L'application de certaines de ces mesures, si elles améliorent les conditions de travail de l'homme, peuvent entrer en contradiction avec le confort des animaux. La prévention est alors une question d'équilibre à trouver pour chaque situation. .
  • Prévention en élevage de volaille : Ce sont les tâches de fin de bande, de ramassage, de paillage et surtout de curage qui provoquent le plus de gênes. L’objectif est de limiter les nuisances des poussières et de l’ammoniac grâce à : la gestion de la ventilation du bâtiment ; la limitation de l’agitation des animaux (stress, éclairage, etc.) ; la ventilation pendant le curage du fumier ; et la mécanisation des opérations de paillage (avec cabine du tracteur fermée et filtre en état).

 Retrouvez la chaîne Youtube d'Air Eleveur par la Chambre d'agriculture de Bretagne et la plaquette de présentation ici

 

Rapports d'activité REPRAN

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RA REPRAN 2019 2.63 mo 53 Télécharger Prévisualiser
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