SYNDROMES TOXIQUE DES POUSSIÈRES ORGANIQUES

Ce syndrome appelé parfois la fièvre des poussières et qui fait partie des fièvres d’inhalation a la même présentation que la PHS. Il est dû à une exposition massive à des bactéries gram-négatives ou à des moisissures productrices de toxines. Il n’y a pas de phénomène préalable de sensibilisation allergique. Sa fréquence peut être élevée, jusqu'à 10% dans les élevages de porcs et les silos céréaliers. Le patient guérit spontanément et n'en garde aucune séquelle.

Exceptionnellement, le tableau peut être sévère avec détresse respiratoire, dénommé parfois mycotoxicose. Par ailleurs, la majorité des mycotoxines sont de puissantes cytotoxines qui interfèrent à plusieurs niveaux de la vie cellulaire. Ainsi, certaines mycotoxines, peuvent détruire les macrophages au niveau pulmonaire et attaquent l’intégrité de la structure de l’épithélium pulmonaire permettant à la moisissure de coloniser les cavités alvéolaires. De plus, les mycotoxines associées à des spores inhalées peuvent être transloquées au niveau de l’épithélium respiratoire vers d’autres sites et produire ainsi des effets systémiques plus généraux (effet sur la tension artérielle et le rythme cardiaque).

LA MALADIE DES SILOS

La maladie des silos fait suite à l'inhalation de NO2 qui se dégage des substances fourragères ensilées (foin, luzerne, maïs vert...). Les risques sont les plus importants dans les 8 -10 jours qui suivent le stockage des végétaux. Des accidents aigus mortels peuvent exceptionnellement survenir en quelques heures, en cas d'exposition massive. Mais, généralement, les expositions sont plus modérées et provoquent des signes d'irritation ORL et bronchiques, une dyspnée, des nausées, parfois des troubles de conscience légers. Tout cela disparaît habituellement sans séquelle après retrait de l'exposition. Toutefois, des cas de bronchiolite oblitérante tardive grave ont été décrits.

OEDÈME ET FIBROSE PULMONAIRE

Le tableau peut être dramatique avec oedème pulmonaire et défaillance hépato-rénale. Une fibrose pulmonaire séquellaire est possible. L'ingestion d'insecticides de la famille des organo-phosphorés peut donner des oedèmes pulmonaires hémorragiques ou de façon moins dramatiques, des crises cholinergiques. Des oedèmes pulmonaires ont également été décrits après inhalation de fortes doses d'ammoniaque et d'H2S (réservoirs à lisier). Le paraquat est le plus souvent responsable de tels accidents. Dans la majorité des cas, il s'agit d'ingestions accidentelles ou volontaires, beaucoup plus rarement d'absorption cutanée sur des lésions dermiques pré-existantes.

 

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